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« Parce que le monde a besoin d’une nouvelle humanité »
La fête de l’Huma a lieu chaque année en septembre, au programme : concerts, débats, buvettes et bonne ambiance. Nicolas le rePORTer s’est faufilé entre les stands régionaux du PCF pour vous livrer un témoignage au plus près de l’événement. Julia et Marine vous racontent leurs expériences.

 

Marine : “Je ne suis pas communiste, je n’ai jamais lu l’Humanité. Au parc de la Courneuve le week-end dernier, je découvre la fête de l’Huma. Il ne fait pas très beau et l’ambiance est incroyable. Rien n’est bien comme il faut et les gens sont heureux. On est samedi, dans un pogo devant «salut, c’est cool », je revois une amie d’enfance italienne. Elle parle maintenant français couramment et étudie la psychologie à Rouen, où elle est secrétaire générale de l’UNEF. Après une nuit de rencontres, de rigolades et de musique, nous allons nous coucher aux aurores, lorsqu’une petite grand-mère du PCF de Vendée nous propose une séance de Taï-chi. On nous tend du café, de la brioche. Et tout à coup nous nous mettons à tutoyer tout le monde. Ce week-end nous avons 4, 20 ou 80 ans. Nous sommes là pour les concerts, par conviction politique ou par curiosité. Nous dansons, nous chantons, nous parlons. Nous sommes l’humanité.” 

Julia : “Le week end dernier, je suis allée à la fête de l’Huma pour la première fois. Entre stands de bière, concerts incroyables, barquettes de frites et rencontres inattendues, je peux dire que j’ai passé un très bon moment. J’ai eu un débat intéressant avec un groupe de nudistes, hurlé contre la loi travail, durement négocié le prix des mojitos et passé une grande partie de mon temps à chercher mes amis dans la foule - ou inversement -. Pendant ces deux jours, j’ai ressenti une incroyable atmosphère de solidarité et de bienveillance. Et surtout, j’ai eu la chance de participer à une émission radio organisée au stand de France Info : une expérience unique. Autour de la table d’enregistrement installée pour l’occasion, nous étions six amateurs. Nous avons commencé par nous répartir les rôles : un « fil rouge », qui débute, conclut l’émission, et introduit chacun des thèmes ou prises de parole. Ensuite, il y avait deux reporters : un présentateur météo et un intervenant chargé d’interviewer un invité. C’était à la fois un peu stressant et grisant. Il fallait toujours être attentif pour savoir où nous en étions, lire sans bredouiller, en posant sa voix et en faisant attention aux intonations, sans oublier de faire les bons gestes aux techniciens pour qu’ils lancent le jingle au bon moment. C’était une super expérience, qui m’a fait comprendre ce qu’il y a d’excitant dans le monde de la radio, de la télé, du journalisme, qui m’ont toujours intéressée sans que je m’y attarde davantage. En bref, j’ai passé un super moment, un week-end plein de situations insolites et de rencontres inattendues, qui restera longtemps dans les annales.”