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Interview CVC #1: Guillaume Hiller & Solveig Maier
Nous avons reçu les fraîchement réélus au CVC Guillaume Hiller et Solveig Maier. Ils sont arrivés rayonnants et ont répondu avec humour et sérieux à nos questions. Découvrez ici leur interview exclusive.

Der Parvenu : Vous venez d'être élus et même réélus au Conseil de la Vie de Campus. Félicitations ! Vos premières réactions ?

Solveig : Tout d’abord nous vous remercions d’appuyer cette réalité flagrante, qui témoigne d’un vote totalement délibéré de chacun. Ce fut une campagne très compliquée. Une deuxième campagne est toujours plus dure et représente énormément de travail: parler aux gens, faire des vidéos… c’est un processus très long. Et finalement cela illustre le fait que les gens ont voulu de nous.

Guillaume : Effectivement, nous repassons tous les jours devant le second micro-onde, nous l’admirons, nous le présentons et même nous l’astiquons. Nous avons fini par le baptiser.

Solveig : Oui, nous l’avons baptisé Jean-Pierre.

 

Der Parvenu : Gagner sans concurrence et sans élection, qu'est-ce ça dit sur le campus ?

Guillaume : En premier lieu, j’aimerais souligner que ce n’est pas une victoire sans élection car le fait que personne ne soit venu voter témoigne du soutien que tout le campus nous apporte. Il semble que notre candidature soit approuvée par tous.

Solveig : Tout à fait. Les gens n’ont même plus besoin de se déplacer jusqu’aux urnes puisque notre élection semblait acquise dans les esprits. Nous avons fait preuve d’une certaine motivation qui nous a poussé à nous re-présenter pour un second mandat. Cependant ce n’est pas uniquement un problème lié au campus. C’est une réelle problématique de démocratie. Tenez, je sors d’un cours de philosophie politique – car oui on travaille en Humanité – et nous nous posions la question de la fin du vote majoritaire. Ici, il y a une majorité totale.

 

Der Parvenu : Quel bilan tirez-vous de cette année écoulée ?

Solveig : (moment d’hésitation) Nous avons déjà évoqué le micro-onde. Au-delà de ça, nous retenons énormément de combats pour les langues, pour les emplois du temps.

Guillaume : Un combat parfois frontal avec Bénédicte Durand, la doyenne du collège universitaire, -qui a préféré nous quitter (rires)-. Ce fût souvent long et enflammé, plein d’émotions, de ressentiments contre l’acte II du collège universitaire...

Solveig : ...mais tout de même dans le consensus, le compromis et l’entente avec l’administration. Evidemment, nous n’avons pas été entendu pour tout, notamment au sujet de la disparition des colles, mais le combat reste à mener cette année.

 

Der Parvenu : Justement, qu'est-ce qui nous et vous attend maintenant ? Comment imaginez-vous ce deuxième mandat et quelles sont les domaines dans lesquels vous souhaitez agir ?

Solveig : Au niveau de l’acte II, nous souhaiterions débattre et négocier au sujet du nombre d’heures -75 heures- devant être réalisées dans le cadre du projet civique libre. Ce nombre d’heures semble bien trop important au vu de l’arrivée tardive des propositions de missions civiques et du rythme qu’il impose si l’on souhaite les réaliser dans le temps imparti (de septembre à mai, ndlr).

Guillaume : De plus, nous devrons rester à l’écoute de tous les étudiants, être attentifs aux critiques qui émergent pour pouvoir trouver des solutions. Je suis certain que nous en avons déjà trouvées par le passé. Solveig : Nous souhaiterions que l’heure de fermeture de Sciences Po, qui a été raccourcie, revienne dans les standards de l’an passé, et tende plus vers 22 heures que vers 21 heures.

 

Der Parvenu : Vous avez mangé à la table des « guests » pendant le gala de l'an passé ! Racontez-nous ? Qu'avez-vous dit à Frédéric Mion ?

Guillaume : Pour ma part, j’étais assis à sa droite. (Moment d’hésitation). C’est un personnage très charismatique, très éloquent mais pour être honnête, la soirée aurait pu me sembler plus longue si mon verre n’avait pas été rempli. (Rires).

Solveig : Il semblait très intéressé par la manière dont nous vivions notre scolarité -même s’il est tentant de douter de la sincérité de la démarche.

Guillaume : J’y ai vu une certaine volonté de sonder l’ambiance du campus, d’essayer de comprendre notre Kampusgeist. Il a aussi souhaité recevoir notre avis sur les tumultes étudiants de l’an passé, notamment sur la question du blocus et peut-être savoir s’il devait avoir peur de la vague rouge. (Rires).

 

Der Parvenu : Une dernière question, pour vous Solveig : enfin une victoire après tant de défaites électorales. Qu'est-ce qu'il vous a manqué en mai dernier ?

Solveig : (Rire jaune). Alors à mon sens, je fus surtout confrontée à un manque de cohésion. Faire campagne seule, faire des alliances et des stratégies électoralistes, penser à abandonner un projet pour assurer la présidence d’un second, noyauter les réseaux, placer ses amis: on en finit par n’être élue nulle part. Mais ce sont des choses qui arrivent… Avec Guillaume, nous formons un binôme solide et solidaire.

Guillaume : Voyez donc! Avec ce poste, elle tient les fils de tous les bureaux des associations de Sciences Po. C’est une femme, certes, d’arrière-plan, mais qui a beaucoup de pouvoir entre ses mains.

Solveig : D’ailleurs on finira par ce mot là car c’est moi qui tire également les ficelles du Parvenu. (Rires).

 

Par Antoine Claval