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Nicolas Le Port part au ski

Pour Christopher

 

Ce Week end, alors que certains se prélassaient dans leur lit, 60 irréductibles nancéiens bravèrent leur réveil et le froid pour se présenter devant Sciences Po à 4h45 du matin. Quel rassemblement insolite que ces jeunes, dans la nuit, vêtus en pleine ville de leur combinaison de ski, qui faisait ce petit bruit de frottement au moindre de leur mouvement. En route pour les Vosges, et la station de Gérardmer, plus grande station des Vosges s’il-vous-plait, pour un Week End de folie !

 

Qui dit départ aux aurores dit arrivée aux aurores : à 7h, le bus se gare devant l’auberge. Les membres du BDE et du BDS, dans le but de préserver leurs ouailles endormies, ont déchargé SEULS le bus des affaires de tous les participants de cette épique aventure. Direction la station. Une heure de sieste supplémentaire, puis il est grand temps pour chacun de braver la température extérieure pour de vrai : sortir du bus, dans le froid, pour prendre un petit déjeuner et aller louer les chaussures.

 

Les forfaits en main, les skis aux pieds, il fut grand temps pour nos aventuriers, à 9h30 du matin, de partir à l’assaut de la montagne. « Je n’ai jamais skié de ma vie, j’commence à avoir peur », « ça fait 5 ans que je n’ai pas skié », « mais on va rien voir avec ce brouillard » fusaient de toutes part.

 

La journée de ski qui s’en suivit fut délicieuse : une neige excellente, des skieurs qui retrouvaient peu à peu leurs sensations d’antan, de gros fous rires sur le télésiège, ont ponctué la journée. Si certains, téméraires, se sont aussitôt lancés à l’assaut du hors-piste, la plupart, plus prudents, sont restés sagement sur les pistes de la station. Bien que petite, la station de Gérardmer offre un large panel de possibilités, largement suffisant pour un Week-End, qui a surtout permis à tous nos débutants de s’essayer pour la première fois au ski.

 

A 16h45, c’est des sciences pistes éreintés qui rejoignent le bus de Christopher, nominé à l’Oscar du meilleur chauffeur de bus de l’histoire. En attendant les derniers retardataires, la team orga s’est improvisée animatrice de colo à l’avant du bus : entre les imitations d’un certain Sarkozy, les tentatives d’ASMR de Antoine Claval (pourquoi avoir autant joué avec ce micro ??), Timothée s’est improvisé présentateur de blind test. Ce fut le blind test le plus court de l’histoire. 2 chansons. Ce blind test extrêmement court fut aussi un moment traumatisant pour la pauvre Colette, assise au fond du bus, qui n’arrivait pas à faire entendre sa voix, ayant pourtant toutes les réponses.

 

Arrivés à l’auberge, à peine nos sportifs ont-ils pris possession de leurs chambres, qu’une queue de 30 minutes se formait devant les douches. Ha, ces douches communes avaient un petit goût de colo, les douches trempées dés qu’on y pénètre, l’eau chaude manquante pour les derniers… « AH bah super ça pour les champignons de pieds » aurons-nous même entendu par dizaine. Tandis que certains s’écharpaient pour avoir accès aux douches, d’autres, morfales, dont les besoins vitaux n’étaient semble-t-il pas l’hygiène, se sont enfilés bien 1,5kg de bretzel.

A 19h30, dans une ambiance bon enfant, nos ouailles sont descendues manger la tartiflette qui les attendaient, en chaussettes, comme à la maison. Notons que l’auberge La Drosera, dans sa grande bonté, avait préparé une tartiflette végétarienne, mais aussi des plats Vegan (Ceci n’est pas un placement de produit).

 

Après le repas, le grand moment qu’ils attendaient tous arriva : la soirée du WESKI (même nos pauvres camarades, restés à Nancy, attendaient cette soirée avec impatience, en tenue d’après ski. En fait, dans les Vosges, nous on s’était habillé correctement, mais bon… si ça leur faisait plaisir…).

 

Au cours de la soirée, quelques courageux ont bravé le froid et leur fatigue pour aller faire des Flunky sur un terrain prévu à cet effet, tandis que d’autres, au chaud, se régalaient d’un fameux cocktail au gingembre que les vrais de l’Asiakuite connaissent. Dans toute sa professionnalité, l’officier Michel, en a même apporté à la patronne, qui l’a, ma foi, plutôt apprécié (le cocktail).

 

Pour beaucoup, la fatigue de la journée se fait sentir, et la soirée s’arrête avant minuit. Mais il reste des vaillants résistants, qui dansent jusqu’au bout de la nuit (enfin, 2h du matin quoi… on ne fait pas les fiers après une journée de ski).

 

Fort heureusement, la plupart avaient pris au sérieux l’avertissement de la team orga « ceci n’est pas une beuverie ! Je répète : ceci n’est pas une beuverie ! ». Bien entendu, certains ignorèrent l’avertissement (ils se reconnaitront).

 

Le réveil à 7h30 le dimanche matin fut un moment douloureux. Rhume, toux, fatigue, gueule de bois, furent des obstacles que les membres du BDE et du BDS, sur le pied de guerre, durent affronter pour réveiller leurs troupes. Déjeuner. Se préparer. Faire son sandwich. Vider la chambre. Rejoindre le bus. Les yeux sont vides, on marche comme des robots. Dehors, la tempête fait rage. Comme la veille, le froid, le vent, la neige, sont revenus, mais avec leur potes cette fois, les bâtards.

 

Une seule voix émerge de cette masse ensommeillée : « quelqu’un a vu mon tabaaaaaac ? c’est toi qui as mon tabaaaaaaac ? merde, les gars, j’ai perdu mon tabaaaac ! ha non, en fait c’est bon, il est dans ma chaussure ».

 

En bas des pistes, la météo et les courbatures mettent à l’épreuves nos skieurs. Vont-ils remonter là-haut, sur la montagne ? Courageux comme des lions, rusés comme des renards (héhé), la plupart de nos aventuriers décident de retenter l’aventure de la veille.

 

Certains, plus prudents et forts de leur première expérience sur les skis le samedi, ont préféré s’installer à la brasserie de la station. Brasserie, qui, grâce à certains, a réalisé son plus gros profit en vin chaud de la saison.

 

Dans la tempête, il est dur de repérer d’autres sciences pistes sur les pistes (Sciences Pistes. Pistes. Ha. Ha. Ha.) Malgré tout, on raconte l’exploit d’un certain Arienne Etiaux (Ndlr : afin de protéger l’anonymat de cet individu, certains noms ont été modifiés). La station se souviendra longtemps de ce téléski cassé, la perche retournée, coincé dans un panneau tordu, dont notre camarade est la cause. Allez lui demander, c’est passionnant.

 

Peu à peu, les vaillants Sciences Pistes rendent les armes, ils sont de plus en plus nombreux à arrêter de skier pour aller chercher un peu de chaleur, au creux de mon cœur, ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit, ils m'entraînent jusqu’à l’insomnie, les fantômes de l’ennui. Ok Stop. C’était trop.

 

Bref, vers 16h30, le matériel est peu à peu rendu, et les skieurs éreintés rejoignent le bus de notre cher Christopher, qui a été, le temps d’un WE, notre foyer.

 

Le retour à Nancy se fait dans un silence relatif ponctués de ronflement. Pour tous ceux qui ne sont pas tombés malade au cours de la journée et n’avaient donc pas le nez bouché, ce trajet fut une torture : l’odeur des combinaisons mouillées dans l’atmosphère surchauffée du bus évoquait un chenil abandonné…

 

L’aventure touche à sa fin, mais ne vous inquiétez pas, frustrés du ski qui n’avez pas eu la chance de participer, l’occasion se présentera à nouveau l’année prochaine, et grâce à ce que vous venez de lire, vous aurez une envie folle d’y aller. Alors, à l’année prochaine !


 

Amicalement Vosges,

Nico.