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Cinéma : Coup de cœur à Cannes, coup de foudre à Nancy : "Divines", fresque plus féministe que gangsta
Suivant les périples d’une jeune fille prête à tout pour sortir de la misère, Divines livre un portrait cru de la banlieue et des rêves de sa jeunesse. Un des grands films de 2016.

Titre : Divines

Durée : 1h45

Réalisateur : Uda Benyamina

Date de sortie : 31 août 2016

Acteurs principaux :  Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena

Gagner beaucoup d’argent et quitter sa banlieue : telles sont les aspirations de l’ambitieuse Dounia. Vivant seule avec une mère instable, la jeune fille commence par voler dans les supermarchés, pour finir dans le cercle fermé de Rebecca, dealeuse aboutie. Celle-ci incarne, pour Dounia et sa meilleure amie, une sorte de mère sacrée. Liant comédie et tragédie, Divines bouleverse les codes et met en avant le caractère brave et culotté des deux filles – elles ont du « clito », comme elles disent.

Au-delà de la banlieue, les thèmes de l’amitié et de la religion sont abordés dans ce premier long-métrage d’Uda Benyamina. Loin des clichés éculés sur les « quartiers », la réalisatrice a su parfaitement représenter le cadre de cette tragédie moderne. La relation entre Dounia et un jeune danseur apporte au film une dimension poétique. Cette rencontre va quelque peu perturber la jeune fille, et l’obligera à remettre ses projets en question.

Captivante du début à la fin, l'histoire est rythmée et mise en valeur par une mise en scène qui facilite l’immersion du spectateur. Sans doute un des meilleurs films sortis cette année, avec son lot d’acteurs talentueux et les émotions qu’ils parviennent à transmettre.

 

Par Fleur Klein